Rapport de Renée, mission à Bangui en Mai

De retour à Marseille, avec dans mes bagages de jolis objets en tissu africain réalisés par Louis, mon fidèle couturier : sacs à dos, sets de table avec serviettes assorties… qui s’ajouteront à ceux déjà entreposés chez Sandrine pour notre prochaine vente. Malheureusement avec aussi une belle crise de paludisme qui me donne un teint de citron et une fatigue qui me rend aussi active qu’une larve.


Mais j’espère être bien rétablie pour mon entretien de Mercredi prochain avec la Fondation Air France auprès de qui nous avons déposé un dossier de subvention. Un grand merci à  François CHENEL, Chef d’escale Air France à Bangui, qui a de lui-même initié le processus en notre nom.

Là-bas, c’est un calme relatif. La vie en centre-ville  est redevenue quasiment normale. Les commerces sont ouverts et les petites marchandes de légumes ont à nouveau investi les trottoirs, même si des travaux sont en cours un peu partout dans les rues, qui rendent la circulation très difficile. Comme d’habitude, tout est fait dans une certaine pagaille…Par contre, pour ceux qui connaissent Bangui, le P.K. 5 est complètement dévasté : boutiques réduites à des murs noircis, amas de tôles, de bois, allées totalement désertes… une vision d’apocalypse. J’ai pu prendre quelques photos à la sauvette, le quartier n’étant pas encore très sûr.

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Quelques photos de PK5

On peut à nouveau dîner dehors, chez des amis ou au resto (ce qui ne m’était pas arrivé depuis plus d’un an) à condition de rentrer avant 23 heures. Il est même question de supprimer le couvre-feu.

Le nombre d’ONG devient impressionnant, qui semblent œuvrer surtout pour les camps de déplacés. Certaines se risquent en province et j’admire leur courage. Néanmoins, j’ai pu constater que d’autres, à Bangui, étaient très mal organisées et cela me rends triste de voir ces fonds mal dépensés ou répartis sans vraie connaissance du terrain. Il y a dans les orphelinats de Bangui des gosses malnutris ou malades, mais rien de prévu pour eux, du moins pour le moment. Espérons qu’ils tiendront le coup…

Cette abondance d’aide pour les camps fait d’ailleurs perdurer ceux-ci : les gens hésitent à rentrer chez eux, non seulement par peur d’être attaqués (ce qui devient plus rare), mais aussi et surtout parce que ces camps leur fournissent nourriture, eau potable et soins gratuits. Certains, que nous avons rencontrés, y trouvent leur compte.

Avec l’aide de Katissa, nous avons trouvé une maison. Toujours dans le quartier N’garagba, elle est plus petite que la précédente, mais plus confortable, avec moins de travaux. De plus elle a l’avantage d’être clôturée, sur la route de la Corniche, à 100 mètres de chez moi . Je suis en négociation avec la propriétaire que je dois théoriquement rencontrer à Paris cette semaine. Si nous nous mettons d’accord, je vous communiquerai son nom

.Jardin et paillotte

Le jardin avec paillote

Cuisine copie

La cuisine

Terrasse entree

L'entrée

Grâce à l’Association, nous avons pu apporter à l’Orphelinat St Charles (sœurs  oblates) de quoi procurer aux enfants un vrai déjeuner de Pâques avec poisson riz et tomates.

Nous avons aussi participé à la fabrication d’une dalle de fermeture d’un puisard situé en plein milieu de leur cour.

Le 1

Le puisard

 

Sans compter une distribution de tee-shirts de sport aux couleurs d’équipes européennes.

Mon petit prefere dieubenit

Renée et Dieubénit à St Charles

Salomon

Le Petit Salomon, également à St Charles

J’ai également pris contact avec Jean Yves  GAUTIER- BRET, (proche de Karine, fondatrice de l’Association « Les oubliés de Bangui ») avec qui nous avons fait du bon travail pour cet orphelinat. Je vous en dirai plus ultérieurement.

Voilà, nous avons fait beaucoup avec peu de dépenses, afin de financer la maison et son aménagement dans les meilleures conditions.

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